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Plans et corrigés écrits et vérifiés par nos professeurs — l’IA n’intervient que dans les entraînements corrigés, quand tu la convoques.

Sujet analysé

Rien d’humain ne m’est étranger

La problématique-mère

Les plans déjà rédigés

Fiche de révision

Devient-on humain seul, ou par la rencontre d’autrui ?

Devient-on humain seul, ou par la rencontre d’autrui ?

  1. I. Le semblable

    Reconnaître en autrui un autre moi : sympathie, imagination morale, réciprocité.

  2. II. L’irréductible

    Autrui n’est pas mon reflet : le visage résiste à ma prise (Levinas).

  3. III. Le commun

    L’espace public comme lieu où l’humanité apparaît : parler et agir devant d’autres.

Khôlle corrigée

Autrui est-il mon semblable ?

Faut-il qu’autrui me ressemble pour que je lui doive quelque chose, ou l’obligation naît-elle précisément de ce qui en lui m’échappe ?

  1. I. Autrui m’apparaît d’abord comme un semblable

    Analogie du corps, réciprocité des attentes, empathie spontanée. C’est ce qui rend la vie sociale possible et la souffrance d’autrui immédiatement lisible.

  2. II. Mais la ressemblance est un critère dangereux

    Elle a des degrés, donc elle hiérarchise. Toutes les entreprises de déshumanisation ont commencé par produire de la dissemblance : langue, apparence, mœurs.

  3. III. L’obligation naît de l’altérité, non de la similitude

    Le visage d’autrui m’oblige avant que je l’aie comparé à moi. Ce n’est pas parce qu’il est comme moi qu’il compte, c’est parce qu’il est un autre que je ne peux pas réduire.

Fiche de révision

Faut-il accepter les limites pour rester humain ?

Faut-il accepter les limites pour rester humain ?

  1. I. Savoir mourir

    La mortalité comme source de sens : urgence, mémoire, transmission.

  2. II. Refuser la limite

    Médecine, prolongation, projets d’abolition de la mort.

  3. III. Distinguer

    Combattre la souffrance évitable sans supprimer la condition qui rend une vie humaine.

Les références à mobiliser

  • Aristote, Les Politiques, I, 2 — qui n’a besoin de personne est une bête ou un dieu.
  • Levinas, Totalité et Infini (1961) — le visage oblige avant toute délibération.
  • Arendt, Condition de l’homme moderne (1958) — la pluralité, condition de l’action.
  • Rousseau : la pitié, sentiment antérieur à la réflexion, qui nous fait souffrir de voir souffrir.
  • Lévi-Strauss : le refus d’humanité est le premier réflexe de toute culture face à l’étranger.
  • Levinas : le visage résiste à la prise, il commande avant toute délibération.
  • Pascal, Pensées, fr. 200 — le roseau pensant : la dignité vient de la conscience de la fragilité.
  • Arendt, Condition de l’homme moderne (1958) — la natalité autant que la mortalité définit notre condition.
  • Jonas, Le Principe responsabilité (1979) — la mortalité comme condition de la responsabilité.

Les contresens à éviter

  • Confondre compassion et justice : l’émotion devant un visage n’équivaut pas à une obligation impartiale envers tous.D’après : Devient-on humain seul, ou par la rencontre d’autrui ?
  • Fonder le respect sur la ressemblance. Si autrui m’oblige parce qu’il me ressemble, alors celui qui me ressemble moins m’oblige moins : c’est exactement le raisonnement qu’il faut détruire.D’après : Autrui est-il mon semblable ?
  • Traiter la finitude comme un synonyme de la mort. Un sujet sur la finitude porte sur toutes nos limites, y compris cognitives.D’après : Faut-il accepter les limites pour rester humain ?

Pour aller plus loin

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