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Le sujet que ton professeur vient de donner, tel quel. Le site cherche la problématique-mère la plus proche, les plans déjà rédigés, les références à mobiliser et les contresens à éviter.

Sujet analysé
La mort de l’homme
La problématique-mère
Les plans déjà rédigés
Khôlle corrigée
Faut-il souhaiter l’immortalité ?
Une existence sans fin conserverait-elle ce qui donne aux choix humains leur poids, ou l’abolirait-elle ?
I. Le souhait est légitime : la mort est un scandale
Elle interrompt les projets, sépare, frappe sans mesure. Combattre la mort est le sens même de la médecine, et l’allongement de l’espérance de vie est un progrès réel.
II. Mais la mortalité structure l’existence
Le temps compté rend les choix irréversibles, donc sérieux. L’urgence, la transmission, le deuil, l’héritage n’auraient plus d’objet ; une décision toujours reportable n’engage rien.
III. Ce que nous souhaitons n’est pas l’immortalité mais la continuation
Ce qui est réellement désiré, c’est de ne pas être oublié et que quelque chose demeure : œuvre, enfants, institutions. La natalité, plus que l’immortalité, répond au désir de durer.
Fiche de révision
La différence entre l’homme et l’animal est-elle de nature ou de degré ?
La différence entre l’homme et l’animal est-elle de nature ou de degré ?
I. La rupture
Langage, technique, conscience de la mort, rire : la tradition multiplie les seuils.
II. La continuité
Darwin et l’éthologie : outils, traditions locales, empathie, communication complexe.
III. Le déplacement
La question n’est plus « qu’avons-nous de plus ? » mais « que devons-nous à qui peut souffrir ? ».
Fiche de révision
Faut-il accepter les limites pour rester humain ?
Faut-il accepter les limites pour rester humain ?
I. Savoir mourir
La mortalité comme source de sens : urgence, mémoire, transmission.
II. Refuser la limite
Médecine, prolongation, projets d’abolition de la mort.
III. Distinguer
Combattre la souffrance évitable sans supprimer la condition qui rend une vie humaine.
Les références à mobiliser
- Épicure lui-même vise l’apaisement, non l’acceptation d’un malheur.
- Heidegger : l’être-pour-la-mort comme condition d’une existence propre, non comme morbidité.
- Arendt : la natalité, capacité de commencer, comme réponse humaine à la finitude.
- Aristote, Les Politiques, I, 2 — la voix dit la douleur, le logos dit le juste.
- Darwin, La Filiation de l’homme (1871) — différence de degré, ascendance commune.
- Singer, La Libération animale (1975) — la sensibilité comme seuil de considération morale.
- Pascal, Pensées, fr. 200 — le roseau pensant : la dignité vient de la conscience de la fragilité.
- Arendt, Condition de l’homme moderne (1958) — la natalité autant que la mortalité définit notre condition.
- Jonas, Le Principe responsabilité (1979) — la mortalité comme condition de la responsabilité.
Les contresens à éviter
- Traiter le sujet comme une question sur les biotechnologies. La question est de savoir si une vie sans terme resterait une vie humaine, c’est-à-dire une vie où les choix comptent.D’après : Faut-il souhaiter l’immortalité ?
- Écrire que « Darwin dit que l’homme descend du singe ». Il établit une ascendance commune, pas une filiation depuis les espèces actuelles.D’après : La différence entre l’homme et l’animal est-elle de nature ou de degré ?
- Traiter la finitude comme un synonyme de la mort. Un sujet sur la finitude porte sur toutes nos limites, y compris cognitives.D’après : Faut-il accepter les limites pour rester humain ?

