La mortalité fait-elle partie de notre humanité ?
Dissertation intégralement traitée : la mortalité comme structure biologique, existentielle et générationnelle, les limites de sa sacralisation, et la finitude comme notion plus fondamentale.
Le sujet#
Dissertation intégralement traitée - Fondamental / concours
La mortalité fait-elle partie de notre humanité ?
Difficulté
UNE TROISIÈME PARTIE RÉUSSIE NE RÉCONCILIE PAS ARTIFICIELLEMENT LES DEUX PREMIÈRES. ELLE DÉCOUVRE LE CRITÈRE QUI LEUR MANQUAIT.
Les trois modes de travail#
« MORT »
Événement ou processus par lequel une vie se termine.
« MORTALITÉ »
Condition d’un être dont la vie prendra fin.
« FINITUDE »
Caractère limité de notre temps, de nos possibilités et de nos pouvoirs.
« VIEILLISSEMENT »
Processus biologique particulier, qui ne se confond ni avec la mort ni avec toute finitude.
« EXTINCTION »
Disparition d’une espèce ou de L’humanité entière.
Présupposé
Le sujet suppose que la mortalité pourrait être :
une simple propriété biologique ; une dimension existentielle ; une condition de nos institutions ; un élément constitutif de notre identité.
Première réponse
Oui.
Tous les humains connus : naissent ; vieillissent ; peuvent être tués ; meurent.
Ils organisent leur vie, leurs projets et leurs transmissions depuis cette limite.
Difficulté
Le fait que tous les humains aient été mortels ne prouve pas que la mortalité constitue : une valeur ; une obligation ; une essence morale ; une limite qu'il serait interdit de modifier.
La médecine cherche légitimement à retarder la mort.
Problématique
La mortalité est-elle seulement une limitation biologique que L'humanité peut chercher à repousser, ou structure-t-elle si profondément notre rapport au temps, au choix, à la transmission et aux générations que sa disparition transformerait la forme même de l'existence humaine ?
ILa mortalité appartient profondément à la condition biologique et existentielle des humains.
IIPourtant, la mort n’est ni la source de toute valeur ni un bien qu’il faudrait préserver contre la médecine et la longévité.
IIICe qui structure le plus profondément L’humanité est peut-être la finitude, dont la mortalité est la forme historique la plus radicale mais non l’unique expression.
Ce plan n’est pas le seul possible : il est une manière cohérente de faire progresser la question.
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