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Le sujet que ton professeur vient de donner, tel quel. Le site cherche la problématique-mère la plus proche, les plans déjà rédigés, les références à mobiliser et les contresens à éviter.

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Plans et corrigés écrits et vérifiés par nos professeurs — l’IA n’intervient que dans les entraînements corrigés, quand tu la convoques.

Sujet analysé

Aucun homme n’a reçu de la nature le droit de commander aux autres

La problématique-mère

Les plans déjà rédigés

Khôlle corrigée

Peut-on perdre son humanité ?

Si l’on peut cesser d’agir humainement sans cesser d’être humain, où situer exactement ce qui se perd — et qui le perd, la victime ou le bourreau ?

  1. I. On ne perd jamais son appartenance à l’espèce

    Aucun acte ne fait sortir de l’humanité : c’est même la condition pour juger. Un tribunal ne condamne que des hommes.

  2. II. On peut perdre la qualité morale, et c’est le bourreau qui la perd

    L’inhumanité n’est pas une nature, c’est une conduite : elle consiste à refuser à un semblable la reconnaissance qui lui est due. Elle est graduelle, souvent ordinaire, et suppose surtout l’absence de pensée.

  3. III. On peut faire perdre à un autre les marques de son humanité

    La déshumanisation est un dispositif : numéro, uniforme, langue confisquée, privation du nom. Elle ne supprime pas l’humanité de la victime, elle supprime les moyens de la manifester — et c’est le témoignage qui la restitue.

Khôlle corrigée

L’homme est-il maître et possesseur de la nature ?

Si la maîtrise s’est effectivement accomplie, pourquoi produit-elle une dépendance accrue plutôt qu’une souveraineté ?

  1. I. Le projet de maîtrise est cohérent et longtemps bénéfique

    Connaître les lois pour agir : agriculture, médecine, allongement de la vie. La maîtrise cartésienne est d’abord une maîtrise pour se soigner.

  2. II. La maîtrise réussie se retourne en dépendance

    Modifier les cycles globaux ne rend pas maître de leurs effets. Nous commandons les moyens sans commander les conséquences : c’est le contraire de la possession.

  3. III. Substituer la responsabilité à la possession

    Non pas renoncer à la technique, mais changer le fondement du rapport : ce qui dépend de nous et ne peut pas se défendre nous oblige. La nature cesse d’être un objet pour devenir une charge.

Les références à mobiliser

  • Le droit pénal international : le crime contre l’humanité est commis par des humains, jugés comme tels.
  • Arendt sur Eichmann : la banalité du mal désigne l’incapacité à penser d’un exécutant, non l’atténuation du crime.
  • Primo Levi décrit, sans que l’on ait à le citer, une démolition méthodique dont le récit lui-même est la réfutation.
  • Descartes, Discours de la méthode, VI, où la formule est immédiatement rapportée à la conservation de la santé.
  • Le débat sur l’Anthropocène : concept scientifiquement rejeté comme époque géologique formelle en 2024, mais qui reste un opérateur d’analyse de la puissance humaine.
  • Jonas : le pouvoir crée le devoir, et l’objet du devoir inclut les générations futures.

Les contresens à éviter

  • Dire d’un bourreau qu’il « n’est plus un homme ». La formule est tentante mais elle innocente : elle exclut le criminel de l’humanité au lieu de reconnaître que le crime est humain.D’après : Peut-on perdre son humanité ?
  • Faire de Descartes le coupable de la crise écologique. La formule du Discours de la méthode est finalisée par la santé et se donne pour un idéal régulateur, non pour un droit de saccage. Le contresens est repéré immédiatement par le jury.D’après : L’homme est-il maître et possesseur de la nature ?

Pour aller plus loin

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