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Sujet analysé

Le tribunal de l’humanité

La problématique-mère

Les plans déjà rédigés

Khôlle corrigée

Peut-on perdre son humanité ?

Si l’on peut cesser d’agir humainement sans cesser d’être humain, où situer exactement ce qui se perd — et qui le perd, la victime ou le bourreau ?

  1. I. On ne perd jamais son appartenance à l’espèce

    Aucun acte ne fait sortir de l’humanité : c’est même la condition pour juger. Un tribunal ne condamne que des hommes.

  2. II. On peut perdre la qualité morale, et c’est le bourreau qui la perd

    L’inhumanité n’est pas une nature, c’est une conduite : elle consiste à refuser à un semblable la reconnaissance qui lui est due. Elle est graduelle, souvent ordinaire, et suppose surtout l’absence de pensée.

  3. III. On peut faire perdre à un autre les marques de son humanité

    La déshumanisation est un dispositif : numéro, uniforme, langue confisquée, privation du nom. Elle ne supprime pas l’humanité de la victime, elle supprime les moyens de la manifester — et c’est le témoignage qui la restitue.

Les références à mobiliser

  • Le droit pénal international : le crime contre l’humanité est commis par des humains, jugés comme tels.
  • Arendt sur Eichmann : la banalité du mal désigne l’incapacité à penser d’un exécutant, non l’atténuation du crime.
  • Primo Levi décrit, sans que l’on ait à le citer, une démolition méthodique dont le récit lui-même est la réfutation.

Les contresens à éviter

  • Dire d’un bourreau qu’il « n’est plus un homme ». La formule est tentante mais elle innocente : elle exclut le criminel de l’humanité au lieu de reconnaître que le crime est humain.D’après : Peut-on perdre son humanité ?

Pour aller plus loin

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